Béatrice Berrut & Camille Thomas

Le Sion Festival | 15 août - 2 septembre 2018 |Valais

Béatrice Berrut & Camille Thomas

  • Date: 24 - Août - 2017
  • Heure: 20:00
  • Lieu: Ferme Asile, Sion
  • Salle: Béatrice Berrut & Camille Thomas
  •  Billetterie

Touches Valaisannesillustration-camille-thomas-et-beatrice-berrut

  • Béatrice Berrut, piano
  • Camille Thomas, violoncelle

Oeuvres

  • Jean-Sébastien Bach (1685-1750), Arr. Ferruccio Busoni (1866-1924), Chaconne
  • Thierry Escaich (*1965), Jeux de doubles
  • Gustav Mahler (1860-1911), Arr. Beatrice Berrut,  Adagietto, de la 5ème symphonie
  • Franz Liszt (1811-1886) Arr. Beatrice Berrut, Vallée d’Obermann
  • Robert Schumann (1810-1856), Fantasiestücke
  • Ernest Bloch (1880-1959), 3 Pieces from Jewish Life
  • Fazil Say (*1970),Sonate pour violoncelle et piano

La transcription est un exercice centenaire dont les interprètes modernes ont parfois tendance à s’éloigner ; notre XXIe siècle, marqué par les sciences exactes, aime entendre les œuvres dans leur instrumentation originale. Pourtant, les compositeurs du passé étaient souvent moins rigoureux que nous – Bach en tête ; ainsi, la première partie de ce concert permettra d’entendre des œuvres pour piano de compositeurs ayant souvent adapté les œuvres des autres, Escaich et Liszt, et dont les sonorités pianistiques sont nourries de cet apport extra-claviériste ; nous entendrons également des adaptations d’œuvres conçues pour le violon (la chaconne de Bach) ou pour orchestre (le célèbre Adagietto de Mahler).

En seconde partie, rêve et voyage seront au rendez-vous – grâce à cette combinaison aux sonorités chaudes du piano et du violoncelle ; les Fantasiestücke de Schumann, d’abord, nous emmèneront en Féérie ; pièces courtes, entièrement gouvernée par un désir d’atmosphère poétique, elles sont profondément imprégnées par l’intériorité profonde et fébrilement imaginative des grands poètes romantiques dont le compositeur était nourri. Tout aussi envoutantes, les 3 pièces de la Vie Juive d’Ernest Bloch font entendre les gammes mineures altérées de la chanson traditionnelle juive.  La sonate de Fazil Say, enfin, regarde vers l’Orient, présentant un portrait coloré et contrasté de quatre cités turques que la musique cherche à dépeindre avec une énergie viscérale d’une intensité remarquable.