Concert d’ouverture, Gidon Kremer & Kremerata Baltica

Le Sion Festival | 18 août - 3 septembre 2017 |Valais

Concert d’ouverture, Gidon Kremer & Kremerata Baltica

  • Date: 18 - Août - 2017
  • Heure: 20:00
  • Lieu: Ferme Asile, Sion
  • Salle: Concert d'ouverture, Gidon Kremer & Kremerata Baltica
  •  Billetterie

Artistes

  • Gidon Kremer, violon
  • Anastasia Voltchok, piano
  • Kremerata Baltica
  • Martynas Stakionis, direction

Oeuvres

  • Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Adagio et fugue KV 546
  • Robert Schumann (1810-1856), Concerto en ré mineur
  • Mieczysław Weinberg (1919-1996), Piano quintet op.18

En ouverture de cette édition 2017 du Sion festival, toutes les facettes de la musique seront explorées. La sonorité pleine et riche de l’orchestre seul résonnera d’abord, grâce à Mozart ; puis, les formes dialoguées seront à l’honneur. Le concerto en ré mineur de Schumann permettra de faire valoir les richesses d’une conversation associant un soliste à la masse de l’orchestre ; le quintette de Weinberg quant à lui, œuvre trop rarement jouée, donnera un coup de lumière sur la pratique de la musique de chambre.

Ce Quintette, composé à Moscou à la toute fin de la seconde guerre mondiale, fait preuve d’une belle liberté de forme et de ton. Il faut dire que le régime soviétique, occupé par les activités militaires de ces années de combats, avait relâché la censure qui pesait avant la guerre sur les arts. Ainsi, le quintette est-il à la fois extrêmement personnel et libéré – mais habité par une gravité liée au contexte de composition.  Il est formé de cinq mouvements – moderato con moto, andante, presto, largo, allegro agitato – et se distingue par un génie mélodique évident.

Ce goût des lignes et de la mélodie se retrouve, toutes proportions gardées, dans le concerto de Schumann. A l’été 1853, le grand compositeur romantique fait la rencontre bouleversante de deux garçons dont le talent le confondra : Johannes Brahms, évidemment (« un génie ! » écrira-t-il laconiquement) et Joseph Joachim, violoniste de 22 ans dont les capacités techniques et expressives sont stupéfiantes. Le choc est intense pour Schumann ; le nom de Joachim se lit presque à chaque page de son journal, durant les semaines qui suivent la rencontre et c’est pour lui, certainement, qu’en onze jours fiévreux, il compose son concerto en ré mineur – le seul du compositeur mais le premier d’une longue liste pour Joachim à qui seront dédiés presque tous les grands concertos du siècle (ce sera, par exemple, le cas du concerto de Brahms). Toutefois, extrêmement difficile et relativement ingrate pour le soliste, l’œuvre est dans un premier temps laissée de côté par le violoniste – et Schumann meurt sans avoir entendu aucun des trois mouvements qui la constituent. Elle ne sera créée qu’au début du XXe siècle !

La musique, sous toutes ses formes, est donc reine ce soir.

 

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