Vilde Frang & Staatskapelle Weimar, Kirill Karabits

Le Sion Festival | 18 août - 3 septembre 2017 |Valais

Vilde Frang & Staatskapelle Weimar, Kirill Karabits

  • Date: 02 - Sep - 2017
  • Heure: 20:00
  • Lieu: Ferme Asile, Sion
  • Salle: Vilde Frang & Staatskapelle Weimar, Kirill Karabits
  •  Billetterie

Artistes

  • Vilde Frang, violon
  • Staatskapelle Weimar
  • Kirill Karabits, direction

Oeuvres

  • Karl Philipp Bach (1714-1788), Symphonie
  • Belà Bartok (1881-1945), 1er Concerto pour violon et orchestre
  • Ludwig van Beethoven (1770-1827), Symphonie n°5

Bach, on le sait, eut de nombreux enfants parmi lesquels plusieurs menèrent de brillantes carrières musicales à travers l’Europe des Lumières ; les fées de la musique semblent s’être tout particulièrement penchées sur le berceau de Carl Philipp Emanuel, né en 1714. Comme si d’être le fils de Jean-Sébastien ne suffisait pas, en effet, il est porté sur les fonds baptismaux par Telemann, qui sera son parrain, et bénéficie dès son plus jeune âge d’une formation solide.

Etudiant à la Thomasschule de Leipzig, il se révèle un élève doué et, ses études achevées, se trouve rapidement un poste à la Cour du roi de Prusse, Frédéric II, qu’il accompagne régulièrement au clavecin. A Potsdam, dans cette Cour distinguée, il découvre le nouveau style galant qui fleurit alors, léger, simple et très homophone, aux antipodes de l’art paternel, ce qui contribue à faire évoluer sa pensée musicale de manière significative. La deuxième partie de sa carrière se passe à Berlin puis, surtout, Hambourg où il compose beaucoup de musique instrumentale – dont, par exemple, dix symphonies d’une grande inventivité. Sa musique atteint alors un point d’équilibre rare: maîtrise du contrepoint de son père, clarté et élégance du style galant prussien de sa jeunesse, souci de l’expression et de la nuance propre à l’Empfindsamkeit et intensité dramatique du jeune mouvement Sturm und Drang se mêlent pour donner au propos variété et pertinence. Ces symphonies comptent parmi ses œuvres les plus abouties et les plus audacieuses, entre autres sur le plan dynamique (de violentes ruptures musicales, alternant pianissimi et forte, créent des tensions brutales) et harmonique.  Cette musique est à la fois personnelle et absolument représentative de son temps. Homme des Lumières, Carl Philippe Emanuel ouvre sa maison aux intellectuels et aux poètes – il sera ami de Lessing – et donne à Hambourg une aura artistique de grand renom.

Parmi les admirateurs de CPE Bach, et surtout des œuvres de la seconde moitié de sa carrière, on trouve Haydn et, plus encore, Beethoven – qui étudiera ses partitions avec un soin minutieux. C’est d’ailleurs dans le genre symphonique que le génie du compositeur de Bonn se déploiera avec le plus d’éclat. Sa cinquième symphonie, dite parfois « du destin », en raison de ces coups rythmés qui l’ouvrent, est probablement la symphonie la plus célèbre de l’histoire de la musique. Dès sa création, sa puissance évocatrice avait été perçue et le critique et poète E.T.H Hofmann avait écrit à son propos : « voilà un sublime mélange de génie et de sang-froid » – génie de l’inspiration, des idées musicales inventives, et sang-froid de la construction, toujours rigoureuse.

Autre figure de l’imagination et de la rigueur, Bartók compose, en 1907 un premier concerto pour violon, dédié à la célèbre interprète Stefi Geyer. Cette œuvre, déclaration d’amour à peine masquée pour la violoniste, demeurera inachevée et sera mise dans un tiroir par le compositeur hongrois, éconduit par la belle. Elle sera crée de manière posthume. Deux mouvements très contrastés ont été écrits, un Andante sostenuto, grave et lyrique, suivi d’un Allegro giocoso.

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