Symphonie Gastronomique

Le Sion Festival | 18 août - 3 septembre 2017 |Valais

Symphonie Gastronomique

  • Vladimir Mukhin, chef31_vladimir_mukhin_media_kit_2016_3
  • Pavek Vernikov, commentateur
  • Roman Yusipey, accordéon

PRIX : 200.- sans les boissons

Réservations à info@sion-festival.ch ou +41 27 323 85 69

~ Millefeuille salé au caviar de grand esturgeon ~ 

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~ Coquilles Saint-Jacques à la grenade, avec raifort maison ~

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~ Crabe à la sauce chaude au champagne et aux trois caviars ~ 

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~ Flétan au malt avec épeautre acidulé ~

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~ Entremets à l’oseille ~

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~ Magret de canard aux raisin et sureau ~

Biographie Vladimir Mukhin

Né à Yessentuki, au sud de la Russie, dans une famille de cuisiniers, Vladimir Mukhin commence son apprentissage auprès des
siens, dès son plus jeune âge ; il représente aujourd’hui la cinquième génération aux fourneaux.

Après des études menées à Moscou, Vladimir Mukhin travaille dans divers restaurants russes de premier plan. Ses menus se plaisent à assembler les recettes authentiques de sa grand-mère à des idées modernes, souvent expérimentales. Lors des jeux olympiques d’hiver de Sotchi (2014), Mukhin est chargé de la cuisine du restaurant « Red Fox », qui est rapidement désigné comme la découverte gastronomique de la saison.

Depuis 2014 chef du « White Rabbit », récemment classé 23e meilleur restaurant au monde, Vladimir Mukhin ne cesse de travailler, considérant le développement et la popularisation de la cuisine russe comme sa mission personnelle. Vainqueur de nombreux grands concours culinaires internationaux, Mukhin est, entre autres choses, nommé meilleur jeune chef de Russie en 2013.

Musique et Gastronomie

par Marie Favre

31_vladimir_mukhin_media_kit_2016Un repas réussi est une expérience sensorielle complète. La délectation commence par la vue. On admire de tous ses yeux la beauté de la vaisselle, l’ordonnance précise et élégante de la table ; puis, lorsqu’arrivent les plats, voilà le chatoiement des chairs savoureuses, le mordoré de certains fruits… Formes, textures, couleurs, cela passe par le regard ; l’odorat, alors, se réveille. Les parfums intriguent, enchantent : persillés, poivrés, vanillés, riches ou plus légers, ils tournent avec liberté et l’on ne peut échapper à leur emprise. Et puis l’on mange. Le toucher, d’abord, s’active. Il y a, dans la main, le métal plus ou moins lisse, plus ou moins froid, des services, la douceur plus ou moins grande de la serviette, et la délicatesse du pied du verre que les doigts saisissent. Enfin, l’on goûte. Avec lenteur, pour savourer les nuances les plus fines des arômes mêlés. Vue, odorat, toucher, goût… Seule l’ouïe est laissée pour compte. Cette absence est remarquée, dès la plus haute Antiquité, par les amateurs de bonne chère. Manger en musique devient, pour eux, l’occasion de créer un instant d’harmonie complète, tous les sens stimulés. Le banquet de Platon même, docte assemblée d’intellectuels, s’achève, l’on s’en souvient, au son des flûtes…

De fait, la musique, de longue date, accompagne les repas officiels, les festins royaux, les dîners de plaisir. Associer aux délices de la table la beauté de la musique permet un épanouissement sensoriel absolu. Très souvent, les poètes ont lié cette exaltation de la vie charnelle à la conscience mélancolique de la vanitas : la vie est courte et souvent cruelle, il faut donc la célébrer et jouir de l’instant avec précision et abandon, tout en sachant que cela est bien vain – puisque la mort, demain, peut surgir. Manger et boire, en bonne compagnie, au son de la musique – ou, à défaut, de bruits d’essence musicale (cris d’oiseaux, murmures du vent dans les branchages, clapotements de l’eau …), tel est le propos d’un nombre incalculable de poèmes, qu’il est doux de lire en été. Oui, musique et cuisine font bon ménage.

Il ne faut, pour s’en convaincre, que participer à cette symphonie gastronomique, que nous propose Pavel Vernikov.

Achète des abricots,
Des pompons, des artichauts,
Des fraises avec de la crème
C’est en été ce que j’aime,
Quand sur le bord d’un ruisseau
Je les mange au bruit de l’eau

(Ronsard, Odelette)